Grâce aux capsules d’enterrement organiques, il est aujourd’hui possible de ne plus faire qu’un avec la nature après la mort. Ce projet ambitieux et innovateur a pour objectif de réduire l’empreinte carbone des humains et reposer en paix dans un arbre.

La capsule pour les cendres

Dans un cercueil traditionnel, les matériaux utilisés sont surtout le bois, les métaux, le rembourrage synthétique et du béton pour les tombes renforcées. Pourtant, ces derniers ne sont pas du tout respectueux de la nature.

Cette fois, les inventeurs s’inscrivent en révolutionnaires. En effet, Jennifer Debruyen, une scientifique agrégée de génie des biosystèmes et de sciences, a eu une idée géniale. En partant du constat que beaucoup d’énergie est employé à la production des matériaux qui seront enfouis sous terre, elle a mis au point une capsule pour les cendres humaines afin d’y remédier. Ce serait une façon d’enterrer les hommes en réduisant leur empreinte carbone.

Des capsules d’enterrement organiques à base de matériaux biodégradables

Le projet de capsule pour les cendres aura également profité du concours de deux designers. Ce serait une façon d’allier l’utile à l’agréable. Raoul Bretzel et Annal Citelli, ses créateurs italiens, appellent leur invention « Capsula Mundi », ce qui signifie « capsule du monde ».

Ce nom est bien trouvé car il s’agit d’un œuf avec une coque en plastique biodégradable. Ce dernier se décompose véritablement une fois enterré. De plus, les restent du défunt donnent des nutriments à un arbre planté au-dessus. C’est une invention inédite qui révolutionne l’idée de la mort.

La fin du consumérisme à travers ce projet

Pour Bretzel et Citelli, ce projet va permettre de réduire l’empreinte carbone d’une personne. En fait, leur but est de créer des cimetières remplis d’arbres au lieu de pierres tombales. Cela permet en même de réduire les déchets et de créer une nouvelle vie avec la mort.

Selon Jennifer Debruyen, la scientifique à l’origine de cette invention, avec son équipe, ils ont commencé à penser à des projets qui pourraient avoir un aspect environnemental. En fait, ils veulent que la mort d’une personne engendre la vie d’un autre être vivant.

D’après le designer italien, les enterrements classiques sont anaérobies et les restes des corps sont scellés et enfouis. Leur dégradation est incomplète, pourtant, ils devraient faire partie de la nature.