Courgettes farcies à la ricotta et aux épinards
Ce qui est génial au boulot, c’est qu’on peut mettre son nez dans l’assiette de ses collègues. Comme chez nous, y’a pas de cantoche super sophistiquée, on doit tous faire preuve d’imagination! On se rend vite compre des différence: il y a plusieurs écoles…

Tout d’abord, il y a le stakhanoviste fourbe. Du tout. Il carbure au café de 8h à 16h et semble ne pas avoir de besoins aussi bassement terre-à-terre que la nourriture. Pour lui, ceux qui mangent, ce sont ceux qui n’ont pas de travail! Pourtant, vers 14-15h, à la faveur de l’après-midi mollassonne où tout le monde pique du nez sur son clavier, il se glisse subreptiscement vers la machine-à-crasses. Et s’enfile un Mars ni vu ni connu. Et ça repart…

Ensuite, on a le manager bedonnant. Il a des horaires de ministre: commence à 10h, déjeune de 13h à 16h et termine souvent aux petites heures. Pas paresseux pour un sou, il a cependant pris l’habitude des repas d’affaires où vins et sauces coulent à flot. Certains pourraient dire qu’il se laisse aller, d’ailleurs sa femme le quittera pour un fonctionnaire de la tartine…

Parlons justement du fonctionnaire de la tartine. Pour lui, tout est réglé comme du papier à musique. Lundi, c’est salami et mardi, c’est tête de veau-moutarde. Une seule variation dans son programme et il a des palpitations! Quand l’ex-femme du manager bedonnant voudra lui faire goûter du chutney de figues, il pensera qu’elle cherche à l’assassiner…

L’informaticien athlétique, loin des clichés du genre (blanc, maigrelet et boutonneux), pratique l’escalade et le biathlon. Toutes les secrétaires se mettent à glousser dès son apparition et c’est lui qui a posé sur la couv’ du dépliant de la boîte. Il se nourrit exclusivement de shakers protéïnés et de graines germées, ce qui fait doucement rire ses collègues masculins. En réalité, c’est un grand frustré et la nuit, il rêve souvent qu’il poignarde le gourmet gâté pour lui piquer son assiette…

Et finalement, le gourmet gâté! C’est vous, c’est moi, ce sont tous les petits veinards qui aiment mettre la main à la pâte où qui ont une douce moitié dévouée… C’est celui qui attire des « ooooh et des aaaaah » quand il ouvre son tupperware mais c’est aussi celui qui se fait vanner quand il amène un truc qui pue, du style choucroute ou lapin à la bière. Et si le gourmet n’est pas bégueule, il vous filera gentiment sa recette…

Ma gourmette à moi, c’était Pascale. Après que je me sois extasiée sur ses jolies courgettes, elle m’a aussitôt expliqué comment les préparer. Depuis, c’est devenu un classique

Ingrédients : pour 8 personnes

2 belles courgettes
1 gros oignon
125g de ricotta
150g d’épinards frais (ou surgelés)
150g de jambon en dés ou 200g de haché (ou les deux si vous avez très faim)
30g de parmesan râpé
1 CS de pignons de pin
Sel, poivre, huile

Préparation : Courgettes farcies à la ricotta et aux épinards

 

Lavez les courgettes et coupez-les en deux dans la longueur.

Evidez-les et réserver la chair.
Faites revenir l’oignon émincé dans 1 cc d’huile puis ajoutez la chair des courgettes, les épinards et le jambon (si vous les faites au haché, ajoutez le avant les courgettes).

Quand les épinards sont cuites, ajoutez les pignons, la ricotta et la moitié du parmesan. Rectifiez l’assaisonnement et réchauffez encore pendant 5 minutes.

Farcissez les demi-courgettes avec ce mélange puis enfournez pendant 30 min au four préchauffé à 180°. Après ce laps de temps, sortez le plat du four et saupoudrez avec le parmesan restant. Passez encore quelques minutes au four pour faire dore le fromage.

Hummm, j’adore! Et c’est bon aussi en version végélight (sans jambon et sans haché), à 5 points la part. Mais c’est moins nourrissant, c’est fatal…